06 avril 2010

Les frustrations d'Yvan Mayeur

Yvan Mayeur nous fait un topo de la fonction de député dans le Soir. En gros, il nous dit : depuis quelques législatures, ça n'est plus ce que c'était, le pouvoir législatif a glissé du parlement vers l'exécutif (le gouvernement donc) et les présidents de partis.

Et pourtant... Je sais, moi, simple citoyen, depuis 1983 au moins, que la Belgique n'est pas vraiment un régime parlementaire, mais une particratie. Que, trop souvent, les députés ne sont que des presse-boutons validant des décisions (ou des textes) qui ont été négociées par leurs présidents de partis.

Cet article aura au moins eu le mérite de dire en français (encore que c'eut été plus utile en néerlandais) que Jean-Marie Dedecker ne connait rien à aucun dossier et se contente de faire des bons mots aux dépens du ministre qui est à la tribune. Qu'on détourne l'activité de sa qualité sur sa quantité, aussi stupide soit-elle, afin de paraître "actif" aux yeux des médias (et indirectement, de l'électorat).

Il a peut-être ouvert les yeux un peu tard, mais au moins, ce monsieur a le mérite de dire les choses, plutôt que de rentrer dans le rang et de jouer le jeu comme tant d'autres.