24 avril 2010

L'arnaque

Pour rigoler d'abord : Leterme a encore donné sa démission.

Mais bon, ce n'est pas drôle... Nous voici à nouveau au bord d'une crise. Dont la source est un certain Alexander De Croo. Je ne vais pas m'étaler là-dessus. Vu le -très mauvais- moment choisi pour faire son show, on dira simplement que soit c'est un imbécile, soit un pantin qui s'est fait manipuler, ou alors, très improbablement, un génie que nul ne comprend encore. Ni lui, ni son parti n'a rien à y gagner (et même si c'était le cas, ça serait à la suite d'un tel calcul qu'il y aurait de quoi en avoir froid dans le dos), seuls les extrémistes peuvent se réjouir de ce qui se passe en ce moment.

Tout ça pour BHV. Mais c'est quoi, BHV ?
Analyse du Barbare :
Les Flamands essaient de nous faire croire que c'est un endroit où les choses ne se passent pas comme ailleurs, et que ça génère des discriminations. Les prochaines élections qui y seraient réalisées seraient illégales si on ne remédie pas à ce problème (notez le paradoxe : on n'arrive pas à résoudre le problème en question, le gouvernement tombe, donc on doit repasser par des élections qui ne seraient légales que si on avait pu le résoudre). Cet endroit ne serait donc pas comme partout en Belgique. Qui essaie de nous faire gober le côté discriminatoire de la chose ? Les gens qui sont à la source du wooncode et autres joyeusetés dignes d'être qualifiées de politiques d'apartheid.

Donc, prenons un peu de recul et essayons d'y voir clair...
BHV est un endroit où il y a un certain flou sur la frontière linguistique. Scinder cet arrondissement (électoral et/ou judiciaire) correspondrait à tracer une ligne plus nette sur le sol. Ce n'est que la suite de la scission dans les années 90 de la province du Brabant en deux entités distinctes, sauf que Bruxelles (francophone) est enclavée dans la nouvelle province flamande, amenant son lot de complications.

Car, c'est bien de cela qu'il est question : le nationalisme flamand. Pour satisfaire ce sentiment, il faut une nation. Qui dit nation dit territoire. Et tout repose sur cette idée fallacieuse qu'il existe une chose telle que le territoire flamand. Or, la notion de "frontière" linguistique n'a été créée que relativement récemment. Et était au départ prévue pour être mobile en fonction des recensements linguistiques. Puis, la Flandre a réclamé qu'elle soit fixée (ce qui amène aujourd'hui les Flamands à leur politique de tentative de "reconquête" du territoire autour de Bruxelles, de plus en plus peuplé de francophones). Mais c'est de la foutaise. La nation flamande est un pur fantasme. Ce qui se passe, c'est que certains essaient de transformer ce fantasme en réalité.

C'est du moins comme ça que je vois désormais les choses, même s'il n'y a pas grand monde qui semble interpréter cela de la même façon.

Mais, en gros, ça correspond à planquer les meubles en prévision d'un divorce qu'on va demander, pour éviter de devoir faire le partage devant le juge.