02 octobre 2006

Sortie de crise, bis

Je vous faisais part, il y a peu de mon avis sur la crisette gouvernementale récente.

Mais je n'ai rien dit du dénouement. Il s'avère que la, erm, "solution" est de faire intervenir la victime dans le processus de décision de la remise en liberté conditionnelle ou non du condamné.

Dans un système judiciaire où juges, avocats et membres du ministère public sont censés se déssaisir lorsque ils ont le moindre lien avec l'affaire ou les parties, où tout est fait pour maintenir l'objectivité des débats, on vient introduire la personne qui, même si on fait abstraction d'un possible état d'esprit revanchard, est la moins à même de prendre une décision en toute sérénité.

Je suggère de passer d'un système de gouvernance réactif à un système pro-actif. A ce rythme-là, à force de légiférer à chaque cri de la rue, on va en revenir aux lynchages populaires.